À la confluence du Rhône et de la Drôme se joue une friction climatique permanente : méditerranéen contre continental-alpin, sécheresse contre fortes amplitudes. Pour les plantes installées sur nos parcelles de la vallée de la Drôme, ce n'est pas un environnement confortable. C'est un environnement exigeant — et c'est précisément ce stress qui nous intéresse.
Nos bioactifs seront issus de ce biotope. À Loriol-sur-Drôme, chemin Puy Petit, la parcelle familiale ZL568 accueille ses premières plantations en 2026, conduites en agriculture régénérative : chaque plante y sera suivie de la terre jusqu'à la molécule. Ce lieu forme le cœur du Biotope Druna, notre premier site expérimental — un modèle appelé à se répliquer ailleurs, chaque territoire avec les bioactifs de son propre biotope.
Le Biotope Druna porte le nom antique de la Drôme. Il désigne notre territoire fondateur, à la confluence de la Drôme et du Rhône, autour de la parcelle familiale ZL568 à Loriol-sur-Drôme. Nous y suivrons, station par station, les conditions de culture, le stress des plantes, leur réponse et leur récolte — puis nous cherchons à préserver la valeur biologique de la plante, de la récolte jusqu'à l'actif.
Territoire → plante → réponse → biomasse → signature moléculaire
L'exploitation familiale s'est éteinte faute de débouchés, prise entre trop d'intermédiaires. Notre réponse n'est pas d'agrandir, mais de créer : une nouvelle filière pour les plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM) et les cultures végétales de la Drôme. Une filière de transformation à haute valeur ajoutée, indépendante des marchés de commodités, construite avec les producteurs du territoire.
Romarin, lavande, mélisse, ciste
Immortelle
Syrah, sarments
Noyer, olivier
Cassis, fraise
Brocoli, artichaut
Hypothèse de recherche : l'origine parcellaire et les conditions de culture peuvent différencier l'empreinte moléculaire des plantes. Cette hypothèse sera caractérisée expérimentalement.